Le gouvernement sud-coréen a officiellement lancé, le 26 janvier, une task force conjointe public-privé pour réformer en profondeur son système national de lutte antiterroriste. Cette initiative, présidée par Yun Chang-ryeol, chef du Bureau de coordination des politiques gouvernementales, vise à répondre à l’évolution rapide des menaces terroristes, notamment l’utilisation de l’IA, des drones et des cyberattaques. La création de cette task force coïncide avec le 10e anniversaire de la loi antiterroriste et du Comité national de lutte contre le terrorisme, marquant un tournant stratégique pour la sécurité du pays.
La task force, composée d’une trentaine de membres, inclut 20 experts civils ainsi que des représentants du renseignement, de la police et de l’armée. Elle est dirigée conjointement par Lee Man-jong, président de la Korean Association for Terrorism Studies, et Park Won-ho, directeur du Centre antiterroriste. Les principaux axes de travail comprennent la redéfinition du terrorisme, la systématisation des procédures d’enquête, la protection des droits de l’homme, la révision de l’organisation antiterroriste et le renforcement de la coopération internationale.
Lors de la cérémonie d’ouverture, Yun Chang-ryeol a souligné la nécessité d’une évaluation rigoureuse de l’efficacité du système actuel face aux menaces présentes et futures. Il a insisté sur le fait que cette task force n’est pas un simple organe de contrôle, mais un groupe chargé d’identifier les failles et de proposer des réformes concrètes. Lee Man-jong a ajouté que cette initiative représente une opportunité précieuse pour améliorer la sécurité publique en favorisant la collaboration inter-agences.
À l’avenir, le gouvernement prévoit de mettre en œuvre rapidement les recommandations réalisables issues des travaux de la task force, tandis que les réformes législatives seront soumises à l’approbation du Comité national de lutte contre le terrorisme. Même après la dissolution de la task force, le suivi des progrès restera une priorité afin d’assurer l’efficacité et la modernisation continue du système antiterroriste sud-coréen.
L’approche collaborative entre le secteur public et privé adoptée par la Corée du Sud illustre une tendance mondiale vers des stratégies antiterroristes plus flexibles et adaptatives. L’intégration d’experts civils permet d’apporter des perspectives diversifiées et d’accélérer l’innovation dans la gestion des menaces émergentes, telles que l’utilisation de l’IA et des technologies de drones. Cette réforme pourrait servir de modèle pour d’autres pays confrontés à la complexification du terrorisme moderne, soulignant l’importance d’une gouvernance agile et d’une coopération intersectorielle.