Le gouvernement sud-coréen a annoncé une réforme majeure visant à renforcer la protection contre les prêts illégaux. Désormais, une seule déclaration de victime permettra de déclencher simultanément l’arrêt des recouvrements abusifs, la nomination d’un représentant pour le débiteur et le blocage des moyens de harcèlement. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la révision du décret d’application de la loi sur les prêts, présentée en réponse aux directives présidentielles du 19 décembre 2025.
Jusqu’à présent, les victimes de prêts illégaux devaient s’adresser séparément à plusieurs organismes tels que la Commission des services financiers, la police ou les collectivités locales, ce qui compliquait et ralentissait la procédure. Avec la nouvelle réforme, le formulaire de signalement sera simplifié et structuré, permettant aux victimes, à leurs proches ou à des tiers de fournir toutes les informations nécessaires via des réponses à choix multiples. Les organismes impliqués incluent la Commission de rétablissement du crédit, la Commission des services financiers et le ministère des Sciences et des TIC.
La Commission de rétablissement du crédit jouera désormais un rôle central, pouvant demander directement la suspension des numéros de téléphone utilisés pour les prêts illégaux ou les recouvrements abusifs. Selon la Commission des services financiers, cette approche permettra une intervention plus rapide et une meilleure coordination entre les institutions. Les autorités encouragent également les citoyens à soumettre leurs avis sur le projet de décret entre le 26 janvier et le 9 mars 2026.
À l’avenir, le gouvernement prévoit de mettre en œuvre ce système de soutien intégré dès le premier trimestre 2026, tout en poursuivant l’amélioration des dispositifs de lutte contre les prêts illégaux. Cette réforme devrait non seulement accélérer la protection des victimes, mais aussi renforcer la prévention et la détection des pratiques financières illicites en Corée du Sud.
Cette réforme illustre l’importance d’une réponse administrative centralisée pour lutter efficacement contre les pratiques financières illégales. En simplifiant les démarches pour les victimes et en accélérant la coopération entre organismes, la Corée du Sud pose un modèle de gouvernance proactive. À terme, cette approche pourrait inspirer d’autres pays confrontés à des problèmes similaires, tout en renforçant la confiance des citoyens dans le système financier.